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Des mesures de protections non optimisées

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Avant d'arriver aux tirs de prélèvement, de nombreuses autres mesures peuvent être mises en place : gardiennage renforcée, parcage des moutons la nuit, chiens de protection, clôture pour éviter le dérochement des brebis… Au quotidien, ces mesures sont moins évidentes qu'il n'y paraît. Ainsi, lors de fortes chaleurs, comme dans le sud de la France, le troupeau se nourrit en partie la nuit et le parquer handicape la production. Les chiens de défense attaquent parfois les touristes qui ne détectent pas leurs avertissements. L'éleveur est alors mis en cause si la personne agressée porte plainte. L'embauche d'un berger ou d'un aide-berger est souvent limitée par les capacités d'hébergement sur l'alpage. De plus, du fait de la promiscuité, la cohabitation du berger et de l'aide-berger peut également être difficile. Pour autant, un rapport de 1997 du Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée (CERPAM) expliquait clairement que les mesures de protection n'étaient pas optimisées déjà à l'époque. Les indemnisations liée à des attaques, en deux ans, n'ont pas été augmentées (brebis reproductrice élevée pour sa viande et non inscrite au registre des origines : 120€ ; agneau viande non labellisé : 95€).

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