La Commission de Bruxelles a adopté le 1 avril son livre blanc sur , accompagné notamment d’un document de discussion sur l’agriculture déjà présenté par Agra Europe . Dans ce secteur, elle propose notamment de « privilégier les mesures qui produiront des avantages sociaux ou économiques nets, indépendamment du caractère incertain des prévisions futures », c’est-à-dire les mesures dites « sans regret », la priorité étant donnée aux dispositions qui « se révèleront bénéfiques tant pour l’atténuation au changement climatique que pour l’adaptation » à ce phénomène.
Assorti de trois document de discussions sur l’agriculture, la santé, l’eau et les façades maritimes, le livre blanc de la Commission européenne sur l’adaptation au changement climatique présente un cadre à l’intérieur duquel l’UE et ses Etats membres peuvent se préparer à l’impact du changement climatique. Une première phase de ce programme sera mise en œuvre jusqu’en 2012 et préparera le terrain pour une stratégie d’adaptation communautaire qui s’appliquera à partir de 2013.
Une approche coordonnée
Les conséquences du changement climatique varieront selon les régions, souligne Bruxelles. La plupart des mesures devront donc être instaurées à ce niveau ou à l’échelle nationale. Le rôle de l’Union sera de soutenir ces efforts grâce à une approche coordonnée, en particulier pour les questions transfrontalières et pour les politiques fortement intégrées au niveau européen.
Dans ce contexte, la Commission installera un groupe permanent sur l’impact du changement climatique et l’adaptation qui, composé de représentant des Etats membres, sera chargé de l’élaboration des programmes d’adaptation nationaux et régionaux et consultera la société civile et la communauté scientifique.
Ce comité sera soutenu par des groupes de travail technique, dont un sur l’agriculture.
Parallèlement, Bruxelles mettra sur pied un mécanisme d’échange d’information sur l’impact du changement climatique.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Eau, sols, compétences, coopération et recherche
A court terme, la Commission propose, pour l’agriculture, de « focaliser sur des options sans regret » telles que :
– utiliser l’eau et les sols de façon plus durable, car c’est seulement en protégeant les ressources naturelles dont elle dépend que l’agriculture peut forger sa résistance aux variations climatique ;
– donner aux exploitants les compétences nécessaires pour répondre aux changements à venir ;
– améliorer la coopération et l’échange d’expérience entre les Etats membres ;
– renforcer le soutien à la recherche en agriculture et sur le climat.