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Des militants anti-OGM détruisent deux parcelles de colza

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Plusieurs dizaines de militants anti-OGM ont détruit le 28 novembre deux parcelles de colza près de Dijon, considérant ces cultures comme des organismes génétiquement modifiés (OGM), a-t-on appris auprès d’eux et du groupe Dijon Céréales. Après avoir arraché du colza, « environ soixante-dix » membres du collectif des « faucheurs volontaires » ont investi les locaux de la coopérative à Longvic (Côte-d’Or), où ils ont déversé des sacs de soja, selon l’un d’eux, Annick Bossu. « Il n’y a plus d’OGM transgéniques cultivés en France depuis le moratoire mais il y a toujours des importations et sont désormais cultivés des OGM obtenus par mutagenèse », a dit Mme Bossu, affirmant que ces derniers étaient « reconnus comme OGM par la directive européenne 2001-18, mais exclus de son champ d’application ». Selon Mme Bossu, « les OGM par mutagenèse sont aussi dangereux que les OGM transgéniques, la plante devient une éponge à herbicides ». Le directeur scientifique R & D de Dijon Céréales, Frédéric Imbert, a déploré « le refus de dialoguer » des manifestants, qui étaient « une cinquantaine » selon lui. « Dijon Céréales respecte la règlementation, on ne vend pas d’OGM et les plants en question ne sont pas classés OGM », a-t-il dit à l’AFP. « Les coopératives ne vivent pas de la vente de produits phytosanitaires, notre objectif est au contraire de développer des techniques alternatives afin d’utiliser moins de produits chimiques », a-t-il poursuivi.

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