La résistance aux strobilurines des champignons à l’origine de la septoriose est désormais avérée. Des souches hautement résistantes aux triazoles sont apparues en 2009. Les moyens de lutte contre cette maladie du blé se réduisent.
Les champignons auront rapidement su s’adapter aux strobilurines. Selon Arvalis, qui a dressé fin novembre un bilan de la campagne fongicides sur céréales, la généralisation des résistances au nord comme au sud de la France en font un moyen de lutte obsolète contre la septoriose en blé tendre. D’après les analyses effectuées par l’Inra de Versailles, « la fréquence de mutation G143A dépasse 50 % dans 96 % des essais, contre une présence dans 75 % des essais en 2006, 86 % en 2007 et 91 % en 2008 », signale l’institut technique dans son dossier de presse. Second point d’inquiétude : des souches « Tri HR » hautement résistantes aux triazoles, détectées pour la première fois en 2007, sont apparues dans 3,5 % des prélèvements réalisés par l’Inra. « Si, en moyenne, la proportion est négligeable, elle a pu atteindre 40 % dans le cas le plus extrême », souligne Arvalis. Les souches Tri M. se sont de leur côté fortement développées, puisqu’en fin de saison, elles représentaient 85 % de la population contre 78 % en 2008 et 73 % en 2007. Les moyens de lutte contre la septoriose pourraient donc de se réduire encore un peu plus dans les années à venir. Dans cette perspective, Arvalis travaille sur les stimulateurs de défense naturelle des plantes. L’institut a testé la laminarine et s’est orienté en 2009 vers la recherche d’autres substances. « Les résultats sont encore insuffisants mais somme toute encourageants », indique-t-il. Les travaux vont donc se poursuivre en 2010.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.