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Énergies renouvelables Des objectifs au-delà de 2020 pour rassurer les investisseurs

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L’Union européenne s’est fixée un objectif de 20% d’énergies renouvelables d’ici 20210. Au-delà de cette échéance rien n’a été prévu pour le moment. La Commission souhaite que des discussions s’engagent dès à présent sur ce sujet car, « sans cadre approprié, la croissance des énergies renouvelables s’enrayera ».

Dans une communication adoptée le 6 juin, la Commission européenne appelle à fixer des objectifs de production d’énergies renouvelables au delà de 2020 afin de donner des perspectives au secteur. Pour le moment, l’Union européenne s’est engagée à atteindre une part de 20% d’énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie primaire d’ici 2020. Cet objectif « pourrait ne pas être suffisant pour promouvoir les investissements à long terme nécessaires pour permettre une réduction des coûts et une progression de la part des énergies renouvelables après 2020 », souligne Bruxelles. « Une réflexion sur l’après-2020 s’impose dès aujourd’hui », estime donc la Commission car « sans cadre approprié, la croissance des énergies renouvelables s’enrayera ». Elle suggère de commencer à mettre sur pied une stratégie qui donne de la visibilité aux investisseurs.

Réduire les risques de défiance vis-à-vis des biocarburants
Dans le domaine des biocarburants, Bruxelles craint que « les interrogations croissantes sur l’affectation des sols et d’autres incidences environnementales des projets à grande échelle » freinent à terme la croissance de ce secteur. D’autant que la hausse de la part des énergies renouvelables après 2020 pourrait nécessiter une production accrue de biomasse, ce qui pourrait représenter des risques plus élevés d’incidences directes et indirectes sur l’affectation des sols. Pour réduire les risques, la Commission propose d’introduire « des critères de durabilité rigoureux pour toutes les applications bioénergétiques ». Dans son analyse d’impact, qui accompagne la communication, Bruxelles précise néanmoins que « la biomasse disponible pourrait suffire à pourvoir aux besoins énergétiques et autres d’ici à 2030 ». Les risques pourraient être également réduits en facilitant l’amélioration des rendements agricoles et sylvicoles, et en promouvant l’action internationale visant à réduire la déforestation et la dégradation des forêts.

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