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Sucre Des opérateurs sur le point de déposer des offres à l’intervention

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Les récentes menaces de mises à l’intervention dans le secteur du sucre pourraient se concrétiser prochainement. Des offres pourraient être déposées dans un premier temps en France pour un volume de 20 000 à 30 000 tonnes.

Alors que la Commission européenne n’a toujours pas répondu favorablement à la demande des exportateurs d’accroître le niveau des restitutions, certains opérateurs en France seraient sur le point de déposer des offres à l’intervention pour un volume de 30 000 à 40 000 tonnes. En France, les autorités estiment qu’une telle mesure, qui obligerait l’État français à procéder à des avances de trésorerie pour payer les opérateurs, serait plutôt malvenue dans le contexte international actuel. Paris craint, en effet, que le recours aux achats publics ne fragilise un peu plus la position de l’Union au sein des discussions qui vont avoir leur à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lorsque celle-ci aura rendu son jugement en appel concernant les plaintes déposées par le Brésil, la Thaïlande et l’Australie à l’encontre du régime sucrier européen. Il n’est pas exclu que l’éventuel mouvement de mises à l’intervention déclenché en France se propage rapidement à la Belgique, voire à l’Allemagne.

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L’Estonie se défend d’avoir constitué des stocks spéculatifs

Risquant de devoir acquitter une amende de 55 millions d’euros, l’Estonie se défend d’avoir constitué des stocks spéculatifs avant son entrée dans l’Union le 1er mai dernier. Ce pays se voit reprocher par la Commission européenne d’avoir amassé quelque 91 000 tonnes de sucre avant son adhésion. La ministre estonienne de l’Agriculture, Ester Tuiksoo, a estimé que les deux tiers du surplus relevaient de la consommation particulière et devraient donc ne pas être intégrés dans le calcul des surplus. Selon elle, les Estoniens ont l’habitude d’acheter en automne le sucre destiné à faire des confitures, mais avec la perspective de l’adhésion en mai, ils ont anticipé leurs achats, craignant une hausse des prix après l’adhésion. Selon un porte-parole de la Commission européenne interrogé à Bruxelles, il est « prématuré » de parler aujourd’hui du montant de l’amende. La Commission européenne veut rendre une décision globale, pour les dix pays ayant adhéré à l’UE et pour tous les produits agricoles concernés, explique-t-on à Bruxelles.