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Dans toutes les organisations professionnelles, l’heure est encore à la réflexion. Aucune ne semble avoir de propositions législatives toutes faites sur la LMA. Après la validation par le ministère d’une ébauche de synthèse, un temps devrait leur être allouée pour le lobbying. Toutes se fondent pour l’instant sur leurs précédentes réflexions ou rapports d’orientation.
La FNSEA attend des précisions sur la contractualisation
Sur le volet économique, la FNSEA souhaite que la LMA donne les lignes directrices d’une relation contractuelle entre la production et l’aval, que les interprofessions puissent donner des indicateurs de prix. Si l’organisation s’accorde à vouloir renforcer l’efficacité des organisations de producteurs, elle discute encore des moyens pour y parvenir. Elle souhaite aussi pouvoir utiliser la dotation pour aléas en cas de problème économique et voir renforcer les dispositifs assuranciels.
La FNSEA voudrait par ailleurs que la LMA revienne sur les relations avec la grande distribution. Sur le foncier, le syndicat est favorable à une commission départementale en charge du déclassement des terres agricoles. Le syndicat devrait présenter plus clairement ses orientations à l’issue de son conseil d’administration du 15 octobre.
Les Jeunes Agriculteurs veulent des facilités pour l’installation
Auditionné par la commission économique du Sénat sur la LMA le 8 octobre, William Villeneuve, président des Jeunes agriculteurs, a pu donner les grandes lignes de ce que souhaite son syndicat.
Pour faciliter la transmission et l’installation, le syndicat voudrait notamment la création d’un statut de créateur d’entreprise et un accès facilité au foncier. Il demande une attention particulière pour les sociétaires et pour la formation des jeunes. Parmi les attentes du syndicat sur le plan économique : un renforcement du rôle des interprofessions, une meilleure organisation des filières, de la contractualisation collective ou encore une DPA spécifique pour les jeunes. Sur le volet du foncier, il demande entre autres une protection des terres agricoles.
L’APCA attentive à la stabilisation des revenus
Comme la FNSEA ou les JA, l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) n’a pas encore officialisé sa positon sur la LMA. L’une de ses priorités : stabiliser le revenu. L’organisation paraît plutôt favorable à un renforcement du transfert de propriété au niveau des organisations de producteurs. Elle souhaite également une ouverture de la dotation pour aléas aux risques économiques. Elargir à la formation le crédit d’impôt offert aux agriculteurs qui ont recours au service de remplacement dans le cadre de congés, par exemple, fait partie des mesures que l’assemblée est prête à encourager.
Coop de France souhaite des éléments améliorant la compétitivité
Coop de France est favorable au transfert de propriété dans les organisations de producteurs, au renforcement des interprofessions, à la mise en place de dispositif permettant aux agriculteurs d’investir dans leurs coopératives. Coop de France voudrait également un aménagement permettant aux agriculteurs, en assolement en commun, d’adhérer à une coopérative. Coop de France attend également de la LMA des outils pour améliorer la compétitivité. Il s’agit par exemple d’étendre aux Cuma les avantages que les agriculteurs employeurs de main d’oeuvre peuvent avoir en ce qui concerne les salariés occasionnels.