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Sécurité sanitaire/Générations Futures Des perturbateurs endocriniens présents dans les mueslis non-bio

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L'ONG Générations Futures pointe la présence de résidus de pesticides dans des mueslis aux fruits non bio, notamment de perturbateurs endocriniens, dans une enquête publiée le 11 octobre portant sur quinze échantillons.

L'association Générations Futures, spécialisée dans les risques sanitaires et environnementaux liés aux pesticides, affirme que ces mueslis contiennent en moyenne 9,4 résidus de pesticides, dont 5,4 suspectés d'être des perturbateurs endocriniens (PE).

Cependant, pour une consommation de 50 à 100 grammes par jour de produit, "aucune dose journalière admissible" ne semble être dépassée, précise-t-elle. La dose journalière admissible est la quantité de substance chimique que l'on peut ingérer par jour, au cours de sa vie, sans risque appréciable pour sa santé.

"Le gens ne vont pas être empoisonnés" mais l'ingestion quotidienne de ces petites doses et "la contamination par d'autres perturbateurs endocriniens qu'on va trouver dans les plastiques, les cosmétiques, les ignifugeants etc, vont jour après jour exposer notre organisme à des cocktails (...) dont on sait qu'ils peuvent avoir des effets sur les organismes les plus sensibles", a souligné le porte-parole de Générations Futures, François Veillerette, au cours d'une conférence de presse le 11 octobre.

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L’ONG a fait analyser quinze mueslis et produits assimilés non bio et cinq bio, achetés dans des supermarchés dans les Hauts-de-France. Ils appartiennent à de grandes marques (Kellogg's, Nestlé, Jordans...) ou des marques de distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour...). Aucun résidu n'a en revanche été trouvé dans cinq échantillons de mueslis bio analysés, indique l'ONG (marques Auchan, Bjorg, Bio Village, Terres et céréales bio et Jordans).

"Dans les 15 échantillons non bio testés, 141 résidus ont été retrouvés au total, dont 70 ont pu être quantifiés", indique Générations Futures. "Parmi ces 141 résidus, 81 sont des perturbateurs endocriniens suspectés, soit 57,44% du total". Le nombre maximum de résidus trouvés dans un échantillon non bio s'est établi à 14, le nombre minimal à six. Une molécule, le pyriméthanil, a été détectée dans tous les échantillons non bio analysés. Selon l'ONG, ce fongicide utilisé en viticulture est "classé cancérigène possible" aux Etats-Unis.

Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France (producteurs issus de l'agriculture biologique et raisonnée) a dénoncé dans un communiqué le 12 octobre « une opération marketing visant à servir des intérêts privés, en l'occurrence des entreprises de la filière bio ». Il reproche le caractère incomplet de l’enquête de Génération Futures qui n’a pas recherché « la présence de salmonelles et de mycotoxines qui constituent des dangers réels et immédiats pour les consommateurs. »