Une étude conduite au domicile de 130 enfants d’Ile-de-France, et présentée le 7 mai à Paris, montre la présence d’au moins un pesticide dans 94% des logements, dont certaines substances interdites depuis des années. Réalisée par l’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques), cette étude a recherché 31 substances – 25 insecticides et 6 herbicides – sélectionnées en fonction de leur usage, de leur toxicité et de leur rémanence. « Le problème est qu’on ne sait pas si les concentrations mesurées sont préoccupantes », a reconnu Corinne Mandin, de la direction des risques chroniques à l’INERIS, en insistant sur trois pesticides particulièrement présents : le lindane, l’alpha-HCH et le propoxur. « Le lindane, un anti-parasitaire utilisé pour traiter les charpentes et dans les shampoings anti-poux, a d’abord été interdit d’usage agricole au début des années 90 puis l’a été totalement plus récemment », a souligné Corinne Mandin. Or, des traces de lindanes figurent bel et bien dans les appartements étudiés. Autre étrangeté, « les enfants dans les urines desquels ont été détectées les plus hautes concentrations de pesticides ne viennent pas de logements qui présentaient les plus fortes mesures ».
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