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Des profils qui se font attendre depuis plus de 3 ans...

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L’article 4 du règlement n° 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires avait prévu que la Commission européenne définisse des profils nutritionnels spécifiques que les denrées alimentaires ou certaines catégories de denrées alimentaires doivent respecter avant de donner lieu à des allégations nutritionnelles et de santé. Et aujourd'hui d'aucuns estiment que rien n'indiquerait que ces profils seraient prêts au cours de ce second semestre de 2012. Aux yeux de la Commission européenne, l’utilisation de profils nutritionnels vise à éviter une situation où des allégations nutritionnelles ou de santé pourraient induire les consommateurs en erreur quant à la qualité globale d’un aliment, lorsqu'ils s'efforcent de faire des choix sains dans le cadre d'une alimentation équilibrée. Elle estime que les denrées alimentaires dont la promotion est assurée au moyen d'allégations pourraient être perçues par les consommateurs comme présentant un avantage nutritionnel ou physiologique ou un autre avantage lié à la santé par rapport à des produits similaires ou à d’autres produits ne faisant pas l’objet d’allégations. Le règlement 1924/2006 exige que la définition de profils nutritionnels prenne en considération le rôle et l’importance alimentaires des groupes de denrées alimentaires, ainsi que leur apport nutritionnel au régime alimentaire global dans la population (ou dans certains groupes de population spécifiques). Les groupes de denrées alimentaires jouant des rôles importants dans le régime alimentaire comprennent les huiles végétales, les matières grasses à tartiner, les produits laitiers, les céréales et les produits à base de céréales, les fruits et légumes et les produits à base de fruits et légumes, la viande et les produits à base de viande, le poisson et les produits à base de poisson, ainsi que les boissons non alcoolisées. Les différents rôles alimentaires de ces groupes de denrées alimentaires sont liés à des différences de composition nutritionnelle, ainsi qu’à leur consommation (habituelle) et sont reconnus dans les États membres dans des recommandations diététiques basées sur l’approche alimentaire. Ces recommandations établissent également des distinctions entre les différents produits de ces groupes de denrées alimentaires, en fonction de leur potentiel à affecter, de manière bénéfique ou indésirable, l’équilibre alimentaire global pour certains nutriments. Les rôles alimentaires de ces groupes de denrées alimentaires pourraient différer d’un État membre à l’autre, en raison de la variabilité des habitudes et des traditions alimentaires, et le règlement exige que cette variabilité soit prise en compte pour établir des profils nutritionnels.

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