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Vin Des raisons d’espérer selon Viniflhor

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Viniflhor a présenté le 5 septembre les premiers éléments du bilan de la campagne viti-vinicole 2005/2006 et les perspectives pour 2006/2007. Après une campagne difficile, les derniers éléments de conjoncture donnent des raisons d’espérer.

La campagne viticole 2005/2006 a été aussi difficile, voire plus, que la précédente. Les ventes de vins rouges en vrac ont perdu 800 000 hl. Les cours des vins de table rouges et rosés ont baissé de 13% par rapport à la dernière campagne et sont passés en dessous de la barre des 3 euros le °/hl (2,97 euros) en juillet alors qu’ils étaient au dessus de 4,3 euros le °/hl en septembre 2005. Les entreprises qui produisent ces vins ont perdu en moyenne 20% de chiffre d’affaires par rapport à la campagne précédente, au cours de laquelle elles en avaient déjà perdu 20%.

Les vins de pays rouges et rosés ont vu leurs cours baisser de 12% pour s’établir en moyenne sur la campagne à 48,36 euros hl contre 55,08 euros sur la dernière campagne.

Pour les vins de table et de pays blancs, la baisse des cours est de 10% (la baisse est la même pour les chiffres d’affaires).

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Les vins de cépage ne sont pas épargnés : les cours moyens des chardonnay et sauvignon sont passés de 95,15 euros hl sur la campagne 2003/2004 à 82,42 euros hl sur la campagne 2004/2005 et à 70,49 euros hl sur la dernière campagne. Parmi les vins AOC, peu échappent à la règle.

Toutes catégories confondues, le marché a perdu 1% en volume (à 9, 493 Mhl) et autant en valeur (à 311,6 M euros) sur la campagne 2005/2006.

Reprise des ventes à l’exportation et en grande distribution

Cependant, le point conjoncturel de Viniflhor comporte des points positifs. Les exportations repartent à la hausse depuis le début de l’année pour un certain nombre de vignobles français (hausse en volume et en valeur). Une légère reprise des ventes s’amorcerait également en grande distribution. Les importations de vins étrangers sont en recul de 10% en volume sur les six premiers mois de 2006. Enfin, grâce aux distillations successives, les stocks de vins arrêtent de grossir. Même les stocks des vins de qualité (VQPRD), en hausse régulière depuis 10 ans, se sont stabilisés. En intégrant la légère hausse de récolte de la dernière estimation de l’office à 54 Mhl (au 1er septembre) au lieu de 53,4 Mlh (estimation au 1er août), les stocks devraient être de 90,2 Mhl (après distillation) au lieu de 91,06 Mhl l’an dernier. Une situation qui laisse espérer une remontée des cours.