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Les réactions n’ont pas tardé, après la publication, le 29 mars, des deux études de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) et de l’Inra mettant directement en cause l’insecticide Cruiser dans la mortalité des abeilles. Dès le 30 mars, Syngenta, qui fabrique le Cruiser, a jugé l’étude française « fortement éloignée de la réalité ». Selon l’agrochimiste, la dose de thiaméthoxam (la molécule présente dans le Cruiser et incriminée par l’étude) administrée aux abeilles durant les tests était « au moins 30 fois plus élevée » que celle absorbée dans la réalité. Réponse d’Alex Decourtye, chercheur à l’Acta : « le travail des chercheurs consistait à regarder le danger de ce pesticide sur l’abeille, pas l’exposition des abeilles en temps réel ».
Du côté des pouvoirs publics, le ministère de l’Agriculture le 29 mars que l’autorisation de mise en marché du Cruiser pourrait être retirée, « si ces nouvelles données scientifiques étaient confirmées ». Il a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) de cette étude. L’avis de l’Anses est attendu avant le 31 mai. Le ministère a également demandé à l’Inra et à l’Acta « d’accélérer les recherches en plein champ pour évaluer si les éléments de cette expérimentation se retrouvent en conditions réelles ».
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