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Des résidus de tomate bientôt transformés en additifs naturels

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Un programme européen entend développer de nouveaux additifs alimentaires à partir de sous-produits des industries de transformation de la tomate.

Les producteurs européens de ketchup, de purée et autre sauce tomate génèrent chaque année quelque 4 millions de tonnes de déchets de tomate, soit près de

40 % de leur approvisionnement en matière première. A l’heure actuelle, ces sous-produits, constitués essentiellement des graines et de la peau, sont jetés ou commercialisés pour l’alimentation animale. Or il semble qu’ils renferment des substances nutritionnelles intéressantes : des caroténoïdes, protéines, sucres, fibres et huiles riches en acides gras insaturés qui peuvent être valorisés.

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Tel est l’objectif du programme de recherche européen EU TOM (ate). Soutenu à hauteur de 425 000 euros par Bruxelles, il réunit dix partenaires publics et privés néerlandais, espagnol, allemand, irlandais et portugais, coordonnés par la société hollandaise CatchMabs. Ces derniers se donnent deux ans pour développer un process industriel capable de transformer ces sous-produits en additifs alimentaires de qualité. La technologie envisagée s’articule autour de deux étapes principales : un lavage des résidus à l’eau et au CO2 supercritique, suivi d’une chromatographie d’affinité destinée à concentrer au maximum les extraits.