Abonné

Deux poids, deux mesures

- - 2 min

Que ce soit sur l'étiquetage de l'origine de la viande dans les plats préparés ou des animaux descendants de clones, Bruxelles préfère renvoyer la balle dans le camp des États membres et du Parlement européen. La Commission européenne a jugé bon de ne pas accompagner son rapport sur l'étiquetage de l'origine des viandes dans les produits transformés de proposition législative. Les coûts supplémentaires seraient trop importants à supporter pour les consommateurs, juge la Commission, qui met les États membres devant leurs responsabilités en leur laissant le soin de s'organiser s'ils veulent avancer dans ce domaine. Au grand dam de la France qui peine à rassembler une majorité de pays autour de sa position. Sur le dossier du clonage, la situation est comparable. Le commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, Tonio Borg, prévoyait la mise en place d'un étiquetage de la viande fraîche bovine issue de descendants d'animaux clonés. Mais le collège des commissaires en a décidé autrement. Une étude d'impact sera réalisée avant toute proposition. Et en attendant, une fois encore, l'initiative est laissée aux deux co-légis-lateurs : Parlement européen et Conseil. Dès qu'il s'agit de prendre une décision qui impliquerait d'exiger des efforts de la part des pays tiers avec lesquels l'UE entretient des relations commerciales – voire négocie des accords de libre-échange –, la Commission se montre frileuse. Surtout en cette période de fin de mandat. Par contre, quand il s'agit de renforcer les règles environnementales pour les producteurs européens sans exiger d'efforts comparables à ceux des pays tiers exportateurs, elle n'hésite pas. Comme en témoigne sa proposition de réduction de 30 % des émissions d'ammoniac dans l'atmosphère.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre