Avant la trêve estivale, les rendez-vous se bousculent : le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, et le secrétaire d’Etat Nicolas Forissier, devaient présenter le 21 juillet des mesures en faveur de la filière viti-vinicole, et le lendemain, de la profession laitière, fruits de concertations avec leurs représentants. Assurément, ils se veulent hommes d’écoute et de dialogue. Le premier l’a prouvé en appelant, il y a quelque temps, producteurs et transformateurs de lait autour d’une même table, alors que la difficile négociation sur les prix menaçait d’échouer. Ils avaient alors trouvé un accord pour le premier semestre…Que feront-ils désormais alors que les nouvelles discussions n’ont pas abouti à un consensus sur l’évolution des prix pour l’ensemble de l’année ? Le second, qui se veut aussi homme de terrain, proche des entreprises qu’il va visiter chaque semaine, a présenté récemment la philosophie du « partenariat national » pour l’agroalimentaire. Industriels, agriculteurs et organisations professionnelles sont invités une fois de plus à débattre en vue de dégager des actions à mener dans les domaines de la recherche, de l’innovation ou de l’exportation. S’il est acquis que de la discussion jaillit la lumière, et que l’on ne fait jamais trop bien en ces matières, déjà abondamment discutées en d’autres lieux, l’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la nécessité de créer un cadre supplémentaire, sauf à ce que l’Etat, au-delà d’une qualité d’arbitre, accorde un bon coup de pouce financier. Ce qui n’est guère d’actualité
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