Dans un communiqué paru le 22 avril, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a « remercié » la Commission européenne des mesures d’urgence prises pour le secteur agricole et agroalimentaire, mais il demande au commissaire « d’aller plus loin d’ici le 30 avril », date envisagée du vote, « pour les filières viticole et horticole, particulièrement touchées ». Dans le détail, il demande « des fonds européens de soutien spécifiques pour les fleurs dont l’activité a été complètement stoppée, et pour la viticulture et les boissons alcoolisées, qui souffrent à la fois de l’arrêt de la restauration, et depuis des mois des taxations américaines. »
Interrogé une semaine plus tôt par les députés, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume avait indiqué que la France prévoirait, quoi qu’il en soit, un plan national pour les horticulteurs et les pépiniéristes : « Nous irons mettre un plan particulier français », avait-il expliqué lors de son audition devant la commission des Affaires économiques. « Nous verrons tout ce que nous pouvons faire au-delà des aides horizontales que nous avons mises en place. C’est un des secteurs les plus touchés, nous allons essayer d’y répondre vraiment très très fortement. »
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En revanche, Didier Guillaume a écarté la possibilité d’une reprise rapide des ventes de plants potagers sur les marchés. « Il ne peut pas y avoir d’horticulteurs et de pépiniéristes sur les marchés », a-t-il tranché, car « aujourd’hui, dans cette crise, l’horticulture n’est pas une matière prioritaire ». « Peut-être que les choses évolueront… », a-t-il lancé. Le commerce de plants potagers a été relancé depuis le 1er avril après un feu vert oral de la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runnacher. Bien relancé dans les jardineries, ce commerce reprend de manière très éparse en vente directe, en fonction du bon vouloir des préfectures, faute de texte national.
Didier Guillaume promet « un plan particulier français » pour l’horticulture