La troisième réunion du Conseil économique transatlantique devait se tenir, le 12 décembre aux Etats-Unis, juste avant la confirmation, par les ministres européens de l’agriculture du refus de la Communauté de donner satisfaction à Washington sur l’une de ses principales revendications : la réouverture des frontières de l’Union au poulet chloré américain.
Les très fortes pressions des Etats-Unis, qui avaient fait de la réouverture des frontières européennes au poulet trempé dans des substances antimicrobiennes leur priorité pour les négociations du Comité économique transatlantique, n’ont pas abouti. Les ministres européens de l’agriculture devraient confirmer, le 18 décembre, le refus des Vingt-sept. Seule surprise possible, le vote de Londres qui, pour ne pas froisser les Américains, a jusqu’à présent préféré s’abstenir, lors des votes au niveau des experts. Les autres délégations ont toujours clairement affiché leur hostilité au projet d’autorisation qui leur a été présenté par la Commission européenne.
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Dans ce contexte, et malgré le scepticisme de la présidence française de l’UE sur l’intérêt d’organiser une réunion du Comité économique transatlantique (TEC) avant l’arrivée de la nouvelle administration américaine, les deux parties devaient se retrouver, le 12 décembre, à Washington. Afin de contrebalancer les demandes américaines sur le poulet et le règlement sur les produits chimiques Reach, les Européens ont multiplié les discussions pour trouver des sujets « offensifs » communs. Ils devaient notamment mettre sur la table des négociations la question des brevets.