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Polyculture élevage Dijon Céréales investit dans l’alimentation animale sur-mesure

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De nouvelles installations ont été inaugurées, le 10 juillet, par Dijon Céréales. Elles permettent une fabrication sur mesure d’aliments pour le bétail. Par cet investissement, la coopérative soutient la finition de jeunes bovins, pour réduire la dépendance à l’export et approvisionner les abattoirs régionaux.

La coopérative Dijon Céréales a inauguré, le 10 juillet, de nouveaux équipements en alimentation animale à Munois (Côte-d’Or). Mis en route au printemps, ils confortent la spécialisation du site, doté d’une première mélangeuse en 2003. « Ces installations sont dédiées à plus de 700 de nos adhérents éleveurs qui cherchent un aliment de qualité et tracé », indique Dominique Gelot, responsable du service alimentation animale. Un maître mot guide l’investissement de la coopérative bourguignonne, qui n’a pas souhaité en communiquer le montant. Il s’agit de proposer des solutions sur mesure, avec des mélanges plus techniques et plus homogènes. 14 cellules de stockage à plat des matières premières (maïs, orge, triticale, pulpe de betterave, luzerne, corn gluten, drêche de blé, tourteau de colza, de lin…) permettent une grande diversité de compositions d’aliments finis. Un lamineur, d’une capacité de 6 à 7 tonnes par heure, assure l’écrasement. La nouveauté, côté mélangeuse (12 m3) est l’incorporation de liquide pour homogénéiser les mashs (mélanges) et développer leur appétence.
 
Soutien à l’engraissement de taurillons
Dijon Céréales incite les exploitants en polyculture élevage à déposer leurs céréales à Munois, où elles seront intégrées, au fil de l’année, dans des fabrications. L’outil vise aussi à produire des aliments destinés aux éleveurs qui souhaitent finir leurs animaux en France, évitant ainsi le recours à des filières étrangères spécialisées dans l’engraissement. C’est une inquiétude récurrente du secteur. Très dépendant de l’Italie pour l’export de broutards, il reste soumis à un risque de perte de débouché. L’enjeu est aussi de faire tourner les abattoirs de proximité, notamment ceux de la Sicavyl à Migennes et de Bigard à Venarey-Les Laumes. « Dijon Céréales soutient la relance des ateliers d’engraissement de taurillons en Côte-d’Or, pour lesquels un marché régional existe, déclare Pierre Guez, directeur général de la coopérative. Les installations de Munois permettent aux polyculteurs éleveurs de valoriser leurs céréales dans l’aliment et de conserver ainsi une bonne valeur ajoutée sur leur exploitation. Avec les compétences de nos techniciens aliments, c’est un outil supplémentaire au service de la dynamique de l’élevage bourguignon. »

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