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Dioxyde de titane : l'Anses alerte sur les dangers

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Dans un avis rendu le 15 avril, l'Anses a réitéré ses recommandations concernant le dioxyde de titane (E171), un additif alimentaire classé comme « cancérigène possible » par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). L'agence avait été saisie en février 2019 par les ministres chargés de l’économie, de la santé, de l’agriculture et de l’environnement, pour actualiser ses recommandations. Dans son dernier communiqué, l'Anses indique donc qu’elle "ne dispose pas d’éléments nouveaux permettant de lever les incertitudes sur l’innocuité de l’additif E171". Dans l'attente de nouveaux éléments, elle recommande donc de " limiter l’exposition des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement, en favorisant des alternatives sûres et équivalentes en termes d’efficacité".

De son côté, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), dans le cadre de l’évaluation du E171 en 2016, avait indiqué "que les données concernant la toxicité pour la reproduction étaient insuffisantes pour fixer la dose journalière admissible (DJA) et la quantité maximale dans les aliments sans risque pour la santé des consommateurs".

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L'interdiction du dioxyde de titane avait été adoptée par les députés dans la loi Egalim. La parution d'un arrêté d'application avait été reportée le 11 janvier dernier par Bercy, qui souhaitait attendre les conclusions de l'Anses pour « disposer des conditions juridiques nécessaires à cette interdiction ». Le ministère avait toutefois affirmé « sa volonté d'interdire » l'E171. Bercy indique que la position du ministère « n'a pas changé depuis le 11 janvier ».