Le rapport intitulé Compétitivité de la filière volailles de chair française, publié le 13 décembre sur le site du ministère de l’Agriculture, avance des chiffres significatifs sur les coûts liés au déficit de compétitivité français. Ainsi, la différence de régime de TVA entre la France et l’Allemagne représente une aide indirecte envers les Allemands d’environ 3%, soit 30€/t de poids vif en dinde et 24€/t de poids vif en poulet. La différence de coût de main d’œuvre entre les abattoirs allemands et français est de l’ordre de 8€ de l’heure. « Cet écart constitue un avantage compétitif pour les abattoirs allemands de 147€ par tonne équivalent carcasse pour le poulet et de 178€ pour la dinde. Comparé au chiffre d’affaires, c’est une perte de compétitivité de, respectivement, 5,9% et 7,3% », constate l’étude. Cumulées, ces distorsions de concurrence ont un impact sur la compétitivité de 14,5% du prix en vif du poulet et de 16% pour la dinde. Par ailleurs, la réintroduction des graisses animales « permettrait un gain estimé à 0,6ct/kg vif de poulet et à 1,2ct/kg vif de dinde ». Côté farines animales, le gain lié à leur réintroduction serait « de l’ordre de 1ct/kg vif de poulet (1,1ct/kg de dinde) ». Pour finir, les viandes séparées mécaniquement (vsm) « haute qualité » classées comme viande leur confèrerait une valeur de 1000€/t
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