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Distribuer autrement

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Entre la Bourse et la distribution alimentaire, cela n’a pas toujours été une grande histoire d’amour. Après des années de fortes évolutions, dans le sillage de l’expansion des géants de la distribution en France et à l’international, les temps ont changé. Certes les derniers mois, avec le confinement, ont plutôt bien réussi aux navires-amiraux du secteur. Mais leur valorisation en Bourse est encore bien loin de celle des bonnes années, quand les consommateurs se pressaient dans ces centres de la grande consommation.

Aujourd’hui, on le sait, ces mêmes consommateurs aspirent à autre chose : proximité, produits locaux et de saison, traçabilité et payer le juste prix, tout en rémunérant les producteurs. Mais l’évolution des mastodontes de la distribution est lente et compliquée pour répondre à ces attentes. Et les investisseurs ne s’y sont pas trompés. En témoigne le succès de l’introduction en Bourse du numéro trois de la distribution de produits surgelés Ecomiam. La demande a en effet explosé, avec un taux de sursouscription global de 3,7 fois supérieur au nombre de titres offerts.

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La raison de ce succès ? Si Daniel Sauvaget lorsqu’il fonde l’entreprise il y a une dizaine d’années, était sans doute un peu en avance sur son temps, il avait déjà compris. L’idée était là, qui n’a pas changé depuis : des produits peu transformés et fabriqués en France, sans marketing et suremballages inutiles, mais surtout avec une juste rémunération des producteurs, d’ailleurs toujours indiquée sur le produit. Le consommateur sait ce qu’il achète et ce qu’il paye. Pas besoin d’Egalim pour y arriver, il fallait juste y penser. Ne reste qu’à souhaiter longue vie à Ecomiam et aux initiatives qui lui ressemblent.