Le manque à gagner brut lié aux ruptures d’approvisionnement atteint 1,9 milliard d’euros (Md€) sur les six premiers mois de l’année 2022, d’après une étude de l’institut NielsenIQ publiée le 18 juillet. La durée moyenne des ruptures a été de 4,1 jours et le taux de disponibilité de 95,2 % en valeur. Plus de 60 % du manque à gagner proviennent de l’épicerie et du frais. La disponibilité des pots de moutarde a décliné sur toute la période, mais repart à la hausse fin juin, après avoir « atteint des scores historiquement bas », relève l’institut. La situation s’améliore sur la farine, dont la disponibilité remonte depuis la mi-mai, après avoir plongé début avril. Entre mi-mars et mi-juin, le manque à gagner hebdomadaire a été de 480 000 € sur ce produit. Les magasins britanniques et états-uniens n’ont pas connu les mêmes difficultés sur les produits à base de blé, souligne l’institut. « Alors que la disponibilité était sensiblement équivalente dans les deux pays en début d’année, fin avril, la disponibilité des pâtes en France était ainsi inférieure de 5,9 points à celle observée en Grande-Bretagne, et de 14,4 points sur les farines », note Renaud Chanat, consultant international senior chez Nielsen IQ.
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