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Débat Divergences sur les moyens de soutenir la bio et l’agro-écologie

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Taxer fortement les pesticides ? Assurer des soutiens financiers ? Favoriser des moyens humains et l’accompagnement ? Les élus du comité pour les alternatives aux pesticides semblent partagés sur le meilleur moyen de favoriser une agriculture plus économe en produits chimiques.

Sur les moyens de favoriser le développement de l’agriculture biologique, les élus réunis pour le lancement du Comité des élus pour les alternatives aux pesticides se sont montrés partagés, dans leurs réponses à une question posée. Pour Chantal Jouanno, sénatrice UMP, « on a déjà une fiscalité relativement favorable pour le bio » ; la solution est à chercher dans les aides à la conversion et dans l’exigence de bio dans les cantines. « Je suis plus attachée à ce qu’on mette des moyens humains, d’animation de terrain que d’agir sur la fiscalité », a tranché quant à elle Brigitte Allain, députée EELV de Dordogne. Elle ajoutait : « Aujourd’hui, si nous voulons réorienter l’agriculture vers l’agronomie, vers l’agro-écologie, vers l’agriculture biologique, il faut des moyens de développement, d’accompagnement des agriculteurs, au niveau de la formation, mais aussi de la recherche. » Pour Joël Labbé, sénateur EELV, c’est bien la fiscalité qui peut constituer une réelle incitation ; il citait les dures taxes sur les phytos mises en place au Danemark, « un levier pour diminuer l’utilisation et pour faire avancer les alternatives ». François Veillerette, porte-parole de Générations futures, évoquait quant à lui une « redevance » sur les produits pesticides plutôt qu’une taxe, car la recette peut être orientée vers un fonds spécifique.

Mobiliser les conseillers agricoles

Pour Sophie Primas, sénatrice UMP qui a avoué n’être pas «  une fanatique de la taxation », il faut avant tout rassurer les agriculteurs qui prennent des risques en passant au bio. « Je suis d’accord qu’il faut du monde sur le terrain pour accélérer le passage aux alternatives, a-t-elle ajouté, mais je pense que ces forces existent déjà : dans les coopératives, dans les chambres d’agriculture. » Elles sont « à transformer », a-t-elle ajouté : « Aujourd’hui ils vendent des produits et un conseil. Ils pourront demain être plus actifs sur le passage aux alternatives. De plus, ils sont en train d’être formés, suite au Grenelle de l’environnement. Il faut pousser cette formation, certes, mais ces forces existent sur le terrain. »

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