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santé des plantes Divergences sur les moyens à mettre en œuvre contre Xyllela fastidiosa

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Si la Commission européenne, soutenue par certains États membres comme la France, souhaite la destruction des oliviers infestés par la bactérie Xyllela fastiodiiosa dans le sud de l'Italie, le Copa-Cogeca et la commission agricole du Parlement européen se veulent plus prudents. Ils demandent de tenir compte des impacts socio-économiques de l'arrachage.

Dans une lettre du 16 avril adressée au commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l'UE) s'inquiète des conséquences de la proposition de la Commission européenne d'arracher les oliviers atteints par la bactérie Xyllela fastiodiosa dans la région des Pouilles en Italie (1). Bruxelles a proposé un plan de lutte contre cette maladie afin d'éviter sa propagation dans l'UE et vers d'autres espèces végétales. Mais lors d'un vote en comité permanent de la santé des plantes, le 27 mars, les États membres ne se sont pas mis d'accord. Le sujet devrait être de nouveau discuté les 27 et 28 avril. Le Copa-Cogeca demande que la Commission européenne étudie les coûts sociaux en termes de pertes d'emplois, économiques (coûts de l'arrachage et des pertes de revenus pendant plusieurs années) et environnementaux et souhaite que Bruxelles prévoie des modalités de compensation de revenu des agriculteurs touchés.

Même inquiétude au Parlement européen, où le président de la commission de l'agriculture, Czeslaw Adam Siekierski, devrait interpeller la Commission européenne sur le sujet.

« Eu égard aux pertes colossales subies par les exploitants à ce jour, comment la Commission entend-elle compenser les coûts additionnels supportés par ceux-ci si la destruction des arbres est utilisée comme mesure d'éradication ? », va-t-il demander. D'autant, souligne-t-il, que la destruction des arbres ne semble pas être la meilleure manière de lutter contre la propagation de la maladie. Selon lui, l'UE devrait renforcer les conditions d'importation depuis des pays tiers en les limitant aux végétaux provenant de sites de production contrôlés et surveillés exempts d'organismes nuisibles. Cette question d'une liste ouverte ou fermée de végétaux pouvant entrer dans l'UE est au cœur des discussions actuelles au Parlement européen et au Conseil sur la proposition de révision de la législation sur la santé des végétaux (2).

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(1) Voir n° 3492 du 13/04/2015

(2) Voir n° 3476 du 22/12/2014