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Rarement une réforme de la Pac aura suscité des réactions aussi diverses. Et ce au sein même du syndicalisme majoritaire. Entre les producteurs de grandes cultures extrêmement déçus et les jeunes agriculteurs plutôt satisfaits quoique vigilants, comme les éleveurs de bovins également, le champs est très large. La FNSEA, dans cet ensemble, diffusait un communiqué plutôt favorable aux opportunités permises par la réforme mais surtout annonçant que le temps des négociations franco-françaises s’ouvrait. Et qu’il s’agit de donner des perspectives économiques aux agriculteurs. Pour la Confédération paysanne comme pour la Coordination rurale, mais pour des motifs différents, cette nouvelle Pac tourne le dos à son ambition historique.
Cette diversité présage d’intérêts bien divers qui s’exprimeront lors de ces négociations. On a vu naguère, lors du Bilan de Santé de la Pac, que le monde de l’élevage et celui des grandes cultures pouvaient avoir des besoins diamétralement opposés. Les marges de manœuvre nationales rendues possibles par cette dernière réforme de la Pac risquent bien d’exacerber les différences. Le « gâteau » n’est pas extensible (il a même un peu rétréci à la cuisson) et toute aide obtenue pour les uns sera prise sur le budget prévu pour les autres. Sans oublier aussi le « top up » pour les jeunes, la surprime aux 50 premiers ha, la hausse du plafond des ICHN, etc.
La cohésion risque bien d’être, plus que jamais, mise à l’épreuve. La fameuse diversité de l’agriculture française pourrait représenter une diversité syndicalement lourde à porter. C’est pourquoi il y a sans doute intérêt à démarrer vite ces négociations et à les conclure tout aussi vite, pour septembre prochain.
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