Abonné
Le producteur californien d’ananas devenu numéro un mondial des fruits et légumes avance résolument vers une séparation de la société en deux entités (cf AgraAlimentation N°2199 du 15 mai 2012). Un mandat en ce sens a été confié à Deutsche Bank Securities et Wells Fargo Securities pour y travailler en liaison avec le comité de direction et le management du groupe. « Nous envisageons une large variété d’alternatives potentielles dans le cadre d’une réflexion stratégique sur nos activités », a estimé David DeLorenzo, président-directeur général de Dole, lors de la présentation des résultats du second trimestre. « Dans cette optique, nous réfléchissons à des transactions qui incluraient une cession partielle ou totale d’une ou plusieurs de nos branches, soit par création de joint ventures ou ventes totales. Cette réflexion fait partie de nos priorités à l’égard de nos actionnaires », ajoute le communiqué. Dole Foods séparerait ainsi ses activités de fruits frais de celles des fruits conditionnés largement sous-évaluée. Les actionnaires actuels pourraient être intéressés par cette reprise. Ses activités en Asie pourraient également être regroupées dans une société indépendante, et accueillir des tiers intéressés par une co-entreprise ou ferait l’objet d’un appel public à l’épargne par une introduction en bourse. La société espère réaliser, l’une voire plusieurs de ces opérations avant la fin de l’année.
Des résultats pénalisés par les fruits frais
Les résultats pour le trimestre allant au 16 juin 2012, laissent apparaître un chiffre d’affaires en retrait de 10% à 1 718,5 millions de dollars, contre 1915,7 en 2011, en raison notamment de la vente de deux filiales de fruits frais, en Allemagne et Espagne. Pour le semestre, les ventes sont en recul de 3601,8 à 3345 millions de dollars. A périmètre constant, les ventes ont perdu 4% , en raison d’une baisse des prix de la banane en Amérique du Nord et des taux de change défavorables avec l’Europe. Les ventes de fruits conditionnés sont en revanche plus favorables, avec une hausse de 7%. Pour le premier semestre, la compagnie a dégagé un EBITDA de 203 millions, contre 272 millions un an auparavant.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre