La master-franchise Domino’s Pizza Australie Nouvelle-Zélande (DPANZ) rachète pour 8,9 millions d’euros ses homologues française et hollandaise. Cette société met ainsi la main sur 154 magasins, dont 91 sur le sol français, où la marque enregistre un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros pour 2005. Le rythme de croissance de 6% tenu dans l’Hexagone en 2005 devrait d’ailleurs s’accélérer, puisque DPANZ entend reproduire les recettes qui lui ont permis de bâtir une vraie success story sur ses marchés domestiques. La société prévoit ainsi d’investir 10 millions d’euros pour atteindre les 1 000 points de vente sur la zone France-Bénélux.
Mouvements au sein de Domino’s Pizza. La master-franchise Domino’s Pizza Australie Nouvelle-Zélande (DPANZ) investit le marché européen. La structure vient de racheter pour 8,9 millions d’euros ses deux homologues française et hollandaise, et met ainsi la main sur les réseaux de franchisés Domino’s Pizza dans l’Hexagone, en Belgique et aux Pays-Bas. Chaque master-franchise est une société qui développe et gère la marque sur un territoire donné, centralise les royalties et en reverse elle-même à la maison-mère, Domino’s Pizza Inc, basée aux Etats-Unis et cotée au New-York Stock Exchange.
Un chiffre d’affaires de 45 millions dans l’Hexagone
Finalisée le 3 juillet, cette opération, qui comme l’indique un communiqué « sera financée à 100% par emprunt », va permettre à l’état-major australien de mettre la main sur 154 magasins, soit 91 en France, 60 aux Pays-Bas et 3 en Belgique. Spécialisée dans la fabrication et la livraison de pizza, l’enseigne réalise dans l’Hexagone près de 45 millions d’euros de chiffre d’affaires, « essentiellement par le biais de la franchise», précise Yann Thomas, directeur chargé du développement de Domino’s Pizza en France. Seulement 2 boutiques y sont en effet détenues en propre. « A périmètre constant, notre croissance a été d’environ 6 % en 2005 et s’élève à 60 % sur les 6 dernières années, indique le dirigeant. Et le rythme devrait logiquement s’accélérer en 2007, sous l’impulsion du nouvel actionnaire ».
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Rejouer sa « success story »
Car DPANZ entend donner un nouvel élan au développement de la marque sur ses nouveaux marchés. « Cette master-franchise possède une politique propre qui lui a permis de connaître une vraie success story en Australie et en Nouvelle-Zélande», explique Yann Thomas. Une stratégie qu’il s’agit donc d’appliquer sur le Vieux continent, tout en prenant soin bien sûr de « l’adapter aux spécificités culturelles des marchés ». Mais qui reste encore à dévoiler. DPANZ préfère attendre le 3 juillet et la finalisation de la transaction pour révéler les détails de son plan. Tout juste la société se borne à indiquer que son « objectif est de maintenir une croissance (…) avec l’ouverture de nouveaux magasins, l’augmentation des ventes et l’amélioration des marges à travers une qualité opérationnelle et une économie d’échelle sur les achats».
1 000 magasins à terme
« DPANZ a déjà ouvert sur son marché près de 50 points de vente l’année dernière et une centaine l’année précédente», rappelle Yann Thomas. La société compte aujourd’hui 422 sites à travers l’Australie et la Nouvelle-Zélande – dont 30 % en propre – qui emploient plus de 11 000 personnes et fabriquent 40 millions de pizzas par an. Sur la zone France-Bénélux, elle vise à terme les 1 000 points de ventes. Pour se donner les moyens de ses ambitions, DPANZ annonce d’ores et déjà que le montant du rachat en cours inclut « une clause spécifiant que 10 millions d’euros minimum devront être consacrés au plan de développement ».