L’export représente un relais de croissance indiscutable pour l’industrie agroalimentaire française. Mais si l’IAA reste un des piliers de la France à l’export – troisième poste sectoriel excédentaire derrière l’aéronautique et la chimie –, ses performances à l’international s’érodent. En témoignent les derniers chiffres à fin août qui laissent prévoir une dégradation du solde commercial de l’agroalimentaire pour la fin de l’année. Certes toujours positif à 6,8 millions d’euros estimé, celui-ci serait inférieur de plus d’un milliard par rapport à 2015, sous l’effet d’une augmentation des importations pour répondre à la hausse de la demande des consommateurs, alors que nos exportations fléchissent.
A qui la faute ? Un peu tout et tout le monde en fait. Une concurrence accrue de nos chers voisins, une pression sur les marges qui limitent les investissements et l’innovation, mais aussi une accumulation de normes franco-françaises qui plombent bon nombre de petites entreprises et/ou de filières. Difficile dans ces conditions d’envisager d’aller développer de nouveaux marchés à l’international.
Et pourtant c’est bien là qu’est la croissance de demain. Le constat n’est pas nouveau. Lors de l’inauguration du Sial le 16 octobre Stéphane Le Foll a réaffirmé le soutien du gouvernement au développement des IAA. On en attendait pas moins, surtout on en attendait un peu plus… S’il a réitéré l’idée d’un plan stratégique à l’export qu’il compte présenter à la fin de l’année (?) comme il l’avait déjà évoqué quelques jours plus tôt à l’occasion de la journée export chez Business France, le ministre de l’Agriculture n’a finalement rien avancé de très concret pour redynamiser l'export des IAA. Dommage
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