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Difficile de bien comprendre l’attitude du gouvernement sur la question des OGM. D’un côté il clame haut et fort qu’il déposera une clause de sauvegarde pour ne pas voir un seul maïs OGM planté en France. De l’autre, il joue les bons élèves de l’Union européenne en présentant un décret bien sage sur la coexistence des plantes ; il adopte également un décret sur l’étiquetage des OGM, donnant un cadre à la commercialisation des futurs produits incluant du maïs OGM français.
Il est tentant d’analyser cette attitude un peu schizophrène par la proximité des élections présidentielles et législatives. D’un côté, on fait plaisir au citoyen français que l’on pense réfractaire à cette technologie ; de l’autre on fait plaisir à la Commission européenne, à nos voisins et aussi à une part importante d’agriculteurs qui croient en l’utilisation des OGM. Quant à devoir résoudre un jour cette contradiction, c’est bien plus tard et ce sera l’affaire d’un autre gouvernement quoi qu’il arrive.
Face à cela, que faire ? Investir dans cette filière ? Y renoncer ? Etre à l’affût de tout nouvel OGM qui se révélerait réellement utile pour la société ? Quand un gouvernement joue de l’habileté et de l’ambigüité politique il ne sait pas toujours que cela rend bien difficile la prise de décision des agents économiques. Qu’on interdise ou qu’on autorise, il faudrait être plus clair et surtout plus pérenne. Créer des filières spécifiques représente des sommes importantes, des règles du jeu drastiques et de la formation du personnel très rigoureuse. Les filières industrielles ne peuvent pas vivre, elles, au rythme de la politique.
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