Pour la Confédération paysanne, « l’adaptation de l’offre à la demande de consommation européenne, sans conquête du marché mondial, est un préalable à l’établissement de prix stables et rémunérateurs pour les paysans ». « Nous exigeons une maîtrise publique et collective des volumes en ce sens, pour garantir stabilité et pérennité des systèmes de production laitiers en Europe », souligne le syndicat. Une partie du lait (volume B) est alors payée en fonction des cours du beurre et de la poudre, produits industriels échangés sur le marché mondial. L’autre partie (volume A) continue d’être rémunérée selon les indicateurs des accords interprofessionnels de juin 2009 et août 2010, dont l’indicateur de flexibilité, reflet de la stratégie de l’entreprise vis-à-vis des produits industriels, explique le syndicat. « Avec un renforcement de l’alignement des prix A et B sur le marché mondial, les producteurs perdent de plus en plus en visibilité sur leur revenu, et sur l’orientation de leur système de production », conclut la Confédération paysanne.
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