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Volailles/Cession Doux revend son activité « dinde » brésilienne à Marfrig

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Marfrig devrait bientôt acquérir l’activité « dinde » de Doux Frangosul, la filiale brésilienne du volailler breton Doux. Le groupe brésilien entrera ainsi en possession d’un abattoir de dindes, une usine d’aliments, un couvoir de dindes et quatre élevages de reproducteurs de dindes. Doux garde pour le moment ses sept autres usines brésiliennes et compte sur cette future cession pour continuer son redressement. Son résultat net était négatif de 12 millions d’euros l’année dernière.

Le groupe brésilien Marfrig a annoncé son entrée en négociation exclusive avec le groupe volailler breton Doux (1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2008) pour acquérir la filière dinde de sa filiale brésilienne Doux Frangosul. Le montant de l’opération atteindrait 23,6 millions d’euros. L’activité « dinde » de Doux Frangosul est basée dans la province du Rio Grande do Sul (sud du Brésil) et se compose d’un abattoir de dindes, une usine d’aliments, un couvoir de dindes et quatre élevages de reproducteurs de dindes (50 000 reproducteurs). Sa capacité de production est de 30 000 dindes par jour. « Cette transaction marque l’entrée du groupe Marfrig sur le marché brésilien de la dinde », annonce Marfrig dans un communiqué. « Elle est en ligne avec la stratégie de diversification établie par le groupe depuis son introduction en Bourse. (…) Nous continuons ainsi à développer notre portefeuille de produits », poursuit-il. Avec ce rachat, le groupe Marfrig comptera un total de 58 usines, principalement en Amérique du sud mais également en Europe depuis l’acquisition de Moy Park en juillet 2008. Son chiffre d’affaires s’est établi à 2,47 milliards d’euros l’année dernière dont 60 % réalisés au Brésil.
Poursuivre son redressement
Doux Frangosul ne va se séparer que de son activité « dinde » et détiendra donc toujours sept autres sites de production au Brésil. Le volailler breton a réalisé l’année dernière 107 millions d’euros de chiffre d’affaires (en hausse de 6 %) sur le marché intérieur brésilien. Le groupe y a bénéficié du succès de la redéfinition de sa marque LeBon et de l’extension de son offre vers de nouveaux marchés comme les pizzas et les mortadelles. Née en 1998, lors de l’achat par le groupe Doux de la société brésilienne Frangosul, cette filiale travaille avec plus de 3 500 éleveurs. Au total, Doux représentait jusqu’à présent 11 % du marché mondial de la viande de dinde. Cette vente va lui permettre de poursuivre son redressement. L’année dernière, son résultat net était encore négatif de 12 millions d’euros (contre une perte de 35 millions en 2007). Fin 2008, Doux a cédé sa filiale espagnole et fermé deux sites français à Locminé (56) et Le Châtelet (18).

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