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Du budget au bilan

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Bilan plutôt que budget : le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a voulu, le 28 septembre, présenter un bilan d’ensemble chiffré de son action plutôt que le seul et traditionnel budget pour l’année suivante. Exercice difficile. Si l’action menée depuis près de cinq ans a une réelle cohérence, celle de l’introduction d’objectifs environnementaux dans la politique agricole, elle a été bousculée par la succession de crises qui ont dû mobiliser beaucoup d’argent.

Pas assez, sans doute, pour le syndicalisme agricole qui demande, à la solidarité nationale, plus de soutiens et moins de contraintes. Pour 2017, par exemple, les deux tiers de la hausse de crédits (700 millions d’euros) sont absorbés pour permettre un allégement de cotisations sociales sur les exploitants.

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Ces crises, elles auraient pu être largement évitées si l’Europe avait été moins prompte à supprimer les quotas et à ouvrir trop vite les frontières aux flux mondiaux des produits. Et sans anticiper cette libéralisation par une politique d’adaptation. De fait, les dépenses anti-crises de l’État français aujourd’hui, sont largement dues à la faiblesse de ceux qui ont accepté, naguère, la libéralisation à tout-va de la Pac. Au fond, voilà un exercice qui mériterait d’être fait avant de se déterminer pour la prochaine élection présidentielle : qui a cédé aux sirènes nordiques de la libéralisation à tout va de la politique agricole commune ?