La vague de tests lancée il y a un mois afin de détecter la présence de cheval dans la viande bovine a livré ses résultats : près de 5% des échantillons se sont révélés positifs. La France est le principal pays touché par cette vaste fraude. Par contre, la présence dans la viande équine de phénylbutazone, un anti-inflammatoire interdit dans la chaîne alimentaire en Europe, est très faible (0,5%). Pour le commissaire Tonio Borg, il s’agit donc bien d’une fraude et non pas d’un problème de sécurité alimentaire.
Les tests ADN pratiqués par les États membres de l’UE pour rechercher la présence de viande de cheval dans des échantillons de viande bovine ont révélé 4,66 % de cas positifs. Sur les 4 144 tests réalisés sur de la viande bovine – au lieu de 2 250 prévus par le plan adopté le 15 février et cofinancés à 75 % par Bruxelles (1) –, 193 se sont avérés contenir du cheval. Les principaux pays où la présence frauduleuse de viande de cheval a été détectée sont : la France (47 cas), la Grèce (36 cas) et l’Allemagne (29 cas). En pourcentage, la France est également le pays européen où le plus de cas ont été découverts avec environ 13,3% des 353 tests effectués qui se sont révélés positifs. Elle est suivie par la Grèce (12,5%), la Lettonie (10%) et le Danemark (9,1%). En plus, 7 951 tests ont été réalisés par des opérateurs du secteur de la viande parmi lesquels 1,38 % contenaient de la viande équine.
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