« Aucune idée nouvelle n’a été apportée par les États membres », a conclu le commissaire européen Phil Hogan à l’issue de la réunion informelle des ministres de l’agriculture consacrée aux outils de gestion des risques dans le cadre de la future Pac. La Commission de Bruxelles présentera fin novembre les grandes lignes de son projet de modernisation et de simplification – et non pas de réforme – de cette politique. Le Parti populaire européen (PPE), qui vient d’adopter sa position sur ce sujet, ne propose pas non plus de profonde remise en cause et suggère même de reporter à 2025 l’entrée en vigueur de la prochaine Pac compte tenu des interrogations que soulève le Brexit. Pour la Commission, il devrait donc s’agir avant tout d’améliorer le fonctionnement des instruments existants : simplification du verdissement et amélioration des outils la gestion des risques en premier lieu. Les crises traversées par différents secteurs agricoles ces dernières années ont montré que les dispositifs en vigueur ne fonctionnent pas correctement. Ils sont pourtant nombreux : assurances, fonds de mutualisation, réserve de crise – qui n’a jamais pu être activée –, instrument de stabilisation des revenus, aides d’État ou encore filet de sécurité. Rien n’y a fait. C’est donc sur l’attractivité et l’efficacité de cet éventail d’options que Bruxelles planche. Il va falloir faire du neuf avec du vieux.
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