Les initiatives dans l'agroalimentaire visant à rapprocher le consommateur du producteur sont légion actuellement. Les enseignes Frais d'Ici qui proposent des aliments frais produits localement, les Halles de l'Aveyron qui ouvrent un premier point de vente de leurs produits régionaux hors de leur territoire, et avant ça les Amap…. si chaque initiative relève d'un concept qui lui est propre, toutes ces démarches proposent un modèle de distribution alternatif. Un modèle, où, sans faire preuve d'une naïveté excessive, puisqu'il s'agit bien malgré tout d'une relation commerciale entre un distributeur et un consommateur, tout ne repose pas uniquement sur le prix, mais bien sur la qualité des produits, avec tout ce que cela suppose de traçabilité et de développement durable.
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Ces initiatives font aussi écho au ras-le-bol des agriculteurs, qui pas plus tard qu'hier tentaient par le biais de manifestations à travers la France d'alerter l'opinion publique sur leur situation. Ils dénoncent notamment l'accroissement des contraintes administratives dans le climat de crise actuel, lesquelles menacent plus que jamais leurs exploitations, déjà fragilisées. Ils en appelaient au « patriotisme alimentaire », comme l'avait fait le Premier ministre, Manuel Valls, à l'adresse de la grande distribution lors du dernier Sial pour mettre en avant la production française. Mais la solution au problème ne passe pas uniquement par des discours. Les agriculteurs veulent des actes.