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Du retard pour la méthodologie de calcul des volumes prélevables en hautes eaux

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L’expertise nationale conduite par l’Office français de la biodiversité (OFB) et l’Inrae pour établir une méthodologie de détermination des volumes prélevables en hautes eaux « devrait être diffusée en fin d’année 2023 », selon des sources proches du dossier contactées par Agra Presse, soit avec un an de retard. Pour rappel, le gouvernement s’était engagé dans les conclusions du Varenne agricole de l’eau rendues en février 2022 à déterminer cette méthodologie « d’ici fin 2022 ». Or, « le rapport final de cette étude devrait être rendu à l’OFB dans le courant de l’été 2023. Il y aura une phase de validation interne avant que les résultats de ce travail puissent être diffusés publiquement », précisent les mêmes sources. Le principe des prélèvements en période de hautes eaux est aujourd’hui l’objet d’une controverse entre les défenseurs et les opposants aux projets de retenues d’eau pour l’irrigation, notamment dans les Deux-Sèvres.

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Après neuf mois de travail, ayant réuni plus de 1400 participants et 520 organismes autour du Varenne de l’eau, le Premier ministre Jean Castex avait énoncé une série de mesures visant à aider les agriculteurs à faire face au changement climatique, parmi lesquelles un renforcement du rôle du préfet coordonnateur de bassin dans les déterminations du volume prélevable hors période d’étiage. Pour rappel, un décret définissant le volume dit prélevable à l’étiage a été publié en juin 2021, dont l’encadrement de sa détermination a été confiée au préfet de bassin. « Il paraît nécessaire aujourd’hui de poursuivre dans cette voie en ce qui concerne le volume prélevable hivernal… », précisent les conclusions du Varenne de l’eau.

Le rapport final de l’étude devrait être rendu à l’été 2023