La course au libre-échange s’accélère. Les douze partenaires du Partenariat transpacifique, le TPP, soit 40 % de l’économie mondiale et 800 millions de consommateurs, ont bouclé leur accord commercial, que les parlements nationaux doivent maintenant ratifier. Les États-Unis, qui se sont beaucoup battus pour s’ouvrir ces nouveaux marchés, agricoles notamment, vont maintenant pouvoir se concentrer sur le projet de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, le TTIP, avec l’UE. Cette dernière est d’ailleurs prête à entreprendre la « phase politique » de ces négociations, en creusant dès ce mois-ci la question de la réduction des droits de douane. Les discussions avec Washington sur ce chapitre sont « beaucoup plus avancées comparé aux autres », constatent, pour le déplorer, les organisations agricoles européennes. Selon elles, les Américains doivent maintenant s’engager plus clairement sur d’autres sujets, plus particulièrement sur la suppression des obstacles non tarifaires, sanitaires surtout, et aussi sur la protection des indications géographiques. Des « garanties » que vient aussi de réclamer le président français François Hollande. Reste à savoir toutefois si, comme le craint le député européen Paolo De Castro, les États-Unis ne vont pas essayer maintenant d’imposer à l’UE les normes commerciales retenues dans l’accord transpacifique. Alors que se multiplient ainsi les tractations bilatérales ou régionales pour le libre-échange, l’OMC, elle, broie du noir. Le cycle sans fin de Doha ne progressera que très peu lors de la conférence ministérielle de Nairobi en décembre, ces négociations multilatérales butant encore et toujours, pour l’agriculture, sur les soutiens interne et l’accès au marché.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.