8,5 millions d’euros ont été investis dans l’extension de l’usine de légumes et herbes aromatiques surgelés du Moustoir dans les Côtes d’Armor. Si l’ambition de cette filiale du groupe belge Dujardin Foods est d’atteindre les 60 000 tonnes, il n’en demeure pas moins qu’il faudra compter sur le volume de production des coopératives agricoles et le prix des légumes pour assurer son approvisionnement. Le pari sera-t-il tenu ?
La société Dujardin, filiale française du groupe belge Dujardin Foods a mis en place de nouvelles lignes de production dans son usine au Moustoir dans les Côtes d’Armor pour un investissement de 8,5 millions d’euros. « Nous avons modernisé nos tunnels de surgélation des légumes pour permettre d’augmenter les volumes », précise Michel Vallée, responsable de production chez Dujardin. L’usine va tourner à plein régime et sera saturée en 2009. Elle passera d’une production annuelle de 29 000 tonnes en 2007 à 45 000 tonnes en 2009. D’après les prévisions du directeur du site, Marc André, le chiffre d’affaires va atteindre les 38 millions d’euros alors qu’il est actuellement de 19 millions d’euros. Il affirme même que « Dujardin produira 60 000 tonnes d’ici à 2012 ».
L’incertitude du coût d’approvisionnement
En 2007, les coopératives de Bretagne avaient mis l’accent sur la production céréalière compte tenu des cours plus favorables que ceux des légumes. « Des efforts ont été consentis par les coopératives », rassure Michel Vallée. Mais une autre contrainte pèse sur la filière des légumes. La règlementation sur les produits phytosanitaires qui prévoit une baisse de 50% des quantités de désherbants peut avoir des effets sur les prix des matières premières. Marc André s’étonne de la logique de la Commission européenne puisque les producteurs vont utiliser davantage d’énergie en privilégiant des solutions alternatives aux pesticides et herbicides. D’après le directeur du site de production du Moustoir, « ces mesures ne seront pas efficaces pour lutter contre l’effet de serre et risquent de peser sur les prix des matières premières ». Mais « parce que les prix des céréales vont baisser du fait de la concurrence du marché russe, nos producteurs vont de toute façon faire des légumes » a-t-il ajouté.
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Le nid des légumes est en Belgique
Selon Marc André, « le nid des légumes est en Belgique ». 80% des ventes de Dujardin Foods sont réalisées sous MDD et RHF. Depuis trente ans, le groupe transforme des légumes en surgelés. Sa gamme est variée : épinards, haricots, pommes de terre, navets, riz persil et ciboulette. Ses produits sont distribués dans plus de 60 pays et respecte les normes de qualité Iso 9001. Ses lignes de production sont équipées de technologies de pointe pour réaliser les transformations des matières premières. Malgré ce renforcement de la production, aucune innovation-produit ne devrait voir le jour en 2009.