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D’une crise à l’autre

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Après la crise du lait – dont les prix semblent remonter et pour lequel Bruxelles et les États membres attendent de constater l’efficacité du plan de réduction de la production –, place à de nouveaux secteurs en difficulté : la viande bovine (victime collatérale de la hausse des abattages de vaches laitières) et les céréales (affectées dans un certain nombre d’États membres par de mauvaises conditions météorologiques). La nature a horreur du vide : ces deux productions vont donc prendre l’espace laissé, momentanément, libre par le lait dans les discussions des ministres de l’agriculture des Vingt-huit qui se réunissent le 10 octobre à Luxembourg. Dans le cas de la viande bovine, cela fait plusieurs mois que les producteurs tirent la sonnette d’alarme, mais ils étaient inaudibles face à la situation du secteur laitier. Les céréaliers, eux, sont touchés par des aléas climatiques alors que la récolte est abondante ailleurs dans le monde et que, par conséquent, les cours sont au plus bas. On comprend dans ce contexte de crise perpétuelle que les réflexions qui s’engagent déjà sur l’avenir de la Pac après 2020 fassent la part belle aux outils de gestion de crise. Mais ces outils miracles peuvent se relever très coûteux, comme le montre aujourd’hui l’exemple américain.

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