Comparativement à ses homologues du E-commerce agricole Agriconomie, Meshectares, Farmitoo ou Comparateur agricole, la start-up angevine Delivagri s’était faite discrète depuis sa création en 2015. Elle est pourtant devenue un acteur important à l’échelle nationale sur les deux marchés de niche à partir desquels elle a démarré son activité de commerce agricole en ligne : la paille et les engrais organiques. Elle se développe désormais dans le commerce de grains.
Fondée par deux ingénieurs salariés d’une entreprise de méthanisation (Methaneo, groupe Albioma), Delivagri s’est d’abord fait un nom en intermédiant le commerce d’engrais organiques et composts entre les élevages de l’Ouest et les céréaliers « de France et de Navarre ». Elle a ensuite proposé aux ETA des zones céréalières de remplir de paille les camions lorsqu’ils s’en retournaient vers les élevages de l’Ouest. Un modèle économique est né.
La vente de céréales en ligne devient le principal levier de croissance
La start-up s’est ensuite diversifiée, notamment dans le commerce d’aliments du bétail, de semences, ou la commercialisation des grains. Ce dernier créneau est désormais son principal levier de croissance, explique l’un des co-fondateurs, Quentin de Chabot :« Les céréales représentent un tiers des volumes que l’on traite, et nous souhaitons qu’elles atteignent la moitié ». Pour ce faire, elle propose depuis septembre un prix d’achat en ligne aux céréaliers qui renseignent leur code postal.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour l’année 2023, Delivagri est en pleine réflexion sur sa stratégie, dans un contexte concurrentiel renforcé par le lancement d’Aladin (InVivo) début 2020. Plusieurs leviers de développement ont été identifiés : « consolidation des parts de marché en France via des moyens physiques de stockage ou de production », « développement commercial à l'international sur les marchés du vrac », ou encore « développement de l’activité e-commerce en France et à l'international », liste Quentin de Chabot.
Pour ce faire, « Delivagri est ouvert à échanger avec des partenaires potentiels pour coconstruire ce projet et rentrer dans le capital de la société», explique-t-il. La start-up est « ouverte à échanger avec tous types d’opérateurs, qu’il s’agisse de fonds d’investissement ou d’industriels ».