L’été 2021 s’annonce « probablement aussi sec que les précédents », a mis en garde le 18 mai le ministère de la Transition écologique, au lendemain de la première réunion du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash). « À l’exception de l’Ile-de-France et des Hauts-de-France, 80 départements pourraient être concernés par un risque de sécheresse, selon un communiqué. C’est le cas notamment de la région Auvergne-Rhône-Alpes, du pourtour Méditerranéen et de l’ouest du pays. » Si la recharge des nappes cet hiver a été « globalement satisfaisante », à l’exception du pourtour méditerranéen et du couloir Rhône-Saône, plusieurs indicateurs alertent le ministère : les précipitations ont été déficitaires depuis le début du printemps, particulièrement sur l’est du pays ; certains sols sont d’ores et déjà très secs ; le manteau neigeux est très bas dans les Alpes et dans les Pyrénées ; certains cours d’eau sont bas, voire à sec.
La secrétaire d’État à la biodiversité Bérangère Abba a demandé aux préfets des départements à risque de réunir dès à présent leurs comités ressources en eau et de « prendre le plus en amont possible, les premières mesures nécessaires de vigilance ou de limitation des usages de l’eau », selon le communiqué. Elle appelle les usagers à économiser les ressources en eau immédiatement et au cours de l’été.
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Afin de renforcer l’anticipation et mieux gérer les épisodes de sécheresse, le ministère de la Transition écologique a lancé le Cash, dont le décret de création a été publié le 15 mai, auprès du comité national de l’eau présidé par le député socialiste Jean Launay (Lot). Il réunit une quarantaine de membres, dont des représentants de l’État et de ses établissements publics, des représentants des collectivités territoriales, des entreprises, des représentants agricoles, des associations environnementales et des experts.