Une majorité des chambres consulaires du bassin Loire-Bretagne (agriculture, industrie et artisanat, commerce) a rejeté le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2028-2033 actuellement en élaboration, dans un courrier commun envoyé le 13 avril à la préfète coordonnatrice de bassin, Sophie Brocas. Pour rappel, ce document vise à assurer la gestion de la ressource et des écosystèmes aquatiques, à l'échelle des grands bassins hydrographiques. Les signataires – huit chambres d’agriculture, trois chambres de métiers et de l’artisanat et une chambre de commerce et d’industrie – demandent que le projet intègre davantage les enjeux économiques. « Plus particulièrement, pour l’agriculture, il doit prendre en considération l’intérêt général majeur de la protection, la valorisation et le développement de l’agriculture », souligne le courrier consulté par Agra presse. Ils appellent à concilier préservation de l’eau potable et le maintien des activités, en évitant des dispositions susceptibles de porter « atteinte disproportionnée, excessive et non nécessaire » à l’économie sur le bassin.
À l’inverse, l’association Eau et rivières de Bretagne appelle, dans un communiqué du 10 avril, à maintenir le calendrier, à renforcer l’ambition du Sdage et à respecter pleinement les processus de démocratie environnementale. Elle alerte sur les dégradation des cours d’eau, la persistance des marées d’algues vertes et la multiplication des épisodes de sécheresse en Bretagne. Selon elle, « cette situation n’est pas une abstraction technocratique, mais le résultat de décennies de pressions sur la ressource dont la responsabilité principale incombe à l’agriculture intensive ».
JJ