L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) rappelle, à l’occasion de la publication de deux rapports, présentés le 26 août lors de la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm, la nécessité de renforcer les pratiques d’utilisation efficace de l’eau dans le secteur agricole. Avec le changement climatique, des risques graves pèsent sur la production alimentaire et sur certaines des plus grandes villes du monde, en particulier pour la production issue de l’agriculture irriguée et de l’agriculture pluviale, qui représentent 70 % des prélèvements d’eau douce à l’échelle mondiale, alerte la FAO.
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D’après un premier rapport, un tiers environ de la population mondiale (soit 2,3 milliards de personnes) vit dans des pays soumis à un stress hydrique, et 10 % (soit 733 millions de personnes) dans des pays où celui-ci est élevé voire extrêmement élevé. Or, ajoutent les auteurs, dans les situations de stress hydrique il n’y a pas toujours égalité dans l’accès aux ressources en eau entre les agriculteurs ; il faut donc promouvoir une gestion et une gouvernance des différentes ressources hydriques. Le second rapport qui porte sur l’efficience de l’utilisation de l’eau montre que celle-ci a enregistré une hausse de 9 % entre 2015 et 2018. Pour les 86 pays, qui ont régulièrement communiqué des données sur l’utilisation de l’eau, l’efficience a même augmenté de 60 % entre 2006 et 2018 dans le secteur agricole. Et des progrès sont possibles au cours des années à venir. C’est, pour la FAO, sur ces deux axes (répartition de l’accès à l’eau et utilisation efficace de la ressource) que les efforts doivent se concentrer.