Une chaire « Eau, agriculture et changement climatique », lancée en 2021 par l’Institut Agro et Inrae, vise à « explorer ensemble des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires » du grand Sud de la France, ont indiqué le 4 juillet ses initiateurs. Il s’agit de « repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres » ; « poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée » ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments ; stocker plus d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce à des solutions fondées sur la nature, ainsi que via de nouvelles retenues, a expliqué en conférence de presse Sami Bouarfa (Inrae). L’initiative associe les chambres d’agriculture régionales (Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Paca), sociétés d’aménagement, collectivités territoriales, bureaux d’études spécialisés et entreprises privées (p. ex : Veolia). Son approche est pluridisciplinaire, faisant intervenir des chercheurs en sciences de l’eau, agronomie, sciences humaines et sociales, information spatiale et télédétection.
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La chaire entame six chantiers prioritaires, parmi lesquels : « Transition agro-écologique et gestion de l’eau : quelles interdépendances ? » ; la réutilisation d’eaux usées traitées. « Retenir plus, répartir mieux : quels aménagements pour les territoires ? » est aussi au programme, avec une attention particulière sur les conditions de mise en œuvre des projets. André Bernard, président de la chambre régionale d’agriculture Sud-Paca, a déploré face aux journalistes le « retard considérable » du financement en France, où seul le Feader est utilisé, quand d’autres États membres font appel aux fonds européens du Feder. « Ce n’est pas qu’avec de l’argent de l’agriculture qu’on va aménager le territoire », a-t-il lâché.