La Pac nouvelle pourra-t-elle être mise en œuvre début 2014 ? Jim Paice, ministre d’Etat britannique chargé de l’agriculture et de l’environnement, en doute, estimant même que cette échéance est « irréaliste » et devra sans doute être repoussée d’un an. A mi-chemin de la présidence danoise de l’Union, constate-t-il, les Vingt-sept en sont encore à parler de simplification, au lieu de progresser sur les volets les plus importants de la réforme. Or, il leur faudrait conclure fin 2012 pour que la réglementation de l’après-2013 puisse être mise en place dans les temps. A la difficulté de la négociation agricole proprement dite s’ajoute la complexité des marchandages sur le cadre financier 2014-2020 de l’UE dans lesquels les chefs d’État et de gouvernement doivent encore se lancer. Co-décisionnaire, le Parlement européen n’adoptera d’ailleurs pas sa position définitive sur la réforme de la Pac tant que les données budgétaires ne seront pas connues. « Pas d’argent, pas de vote », a ainsi résumé le député démocrate-chrétien allemand Peter Jahr. Quant au libéral britannique George Lyon, il a souligné ironiquement que, faute d’accord sur les finances, il faudra s’en tenir au statu quo, c’est-à-dire aux chiffres de 2013 augmentés chaque année de l’inflation, ce qui, selon lui, serait même mieux pour la Pac que le cadre pluriannuel proposé par la Commission européenne... De toute façon, il n’est pas sûr non plus que les parlementaires « agricoles » soient, sur le plan législatif, en mesure de présenter leur projet dans les temps.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.