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Ecologie, énergie et industrie au menu de Pannier-Runacher

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Deux jours après sa nomination surprise, le ministère de l’Agriculture a précisé les attribtuions de la nouvelle ministre déléguée auprès de Marc Fesneau.

Nommée ministre déléguée auprès de Marc Fesneau le 8 février, Agnès Pannier-Runacher « sera chargée en particulier de la planification écologique du secteur agricole, des enjeux énergétiques et notamment la production de biomasse, des industries agroalimentaires, ainsi que de l’innovation et la recherche », a indiqué le ministère de l’Agriculture le 10 février, selon l’AFP. Dans l’entourage de la ministre, on souligne que Mme Pannier-Runacher, au gouvernement depuis plus de cinq ans, « s’est vu confier plusieurs missions de gestion de crise » par Emmanuel Macron. « Restructuration d’entreprises, mise en place d’une filière de masques et approvisionnement en vaccins pendant la crise Covid-19, gestion de la crise énergétique après l’agression russe en Ukraine », énumère-t-on de même source. Tout en soulignant que « cette expérience sera utile dans le contexte de crise de l’agriculture, aux côtés de Marc Fesneau ». Mme Pannier-Runacher appuiera également M. Fesneau « de manière transverse et complémentaire » sur des enjeux comme « le renforcement de la souveraineté alimentaire et la compétitivité des filières agricoles et agroalimentaires, l’accompagnement des agriculteurs et des forestiers dans la lutte contre le dérèglement climatique », notamment, ainsi que le « renouvellement des générations en agriculture et […] l’attractivité des métiers ».

Les attentes de la FNSEA et la CR

Réagissant dans un communiqué du 9 février à la nomination d’Agnès Pannier-Runacher, la FNSEA espère qu’avec deux ministres Rue de Varenne, « les dossiers avanceront deux fois plus vite ». Le syndicat appelle Mme Pannier-Runacher, « reconnue pour sa force de travail », à « rapidement prendre en main les dossiers portés par la FNSEA pour le monde agricole ». La centrale estime que les agriculteurs « attendent des réponses concrètes et pratiques, au-delà des annonces du Premier ministre de la semaine dernière ». Le 1er février, Gabriel Attal a fixé comme objectif de boucler plusieurs dossiers avant le Salon de l’agriculture (du 24 février au 3 mars). Or, selon la FNSEA, « à ce stade, force est de constater que le travail doit s’accélérer pour respecter le délai ».

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De son côté, la présidente de la Coordination rurale Véronique Le Floc’h souligne auprès de l’AFP que la ministre déléguée s’est forgée à Bercy une « connaissance avancée de l’industrie agroalimentaire ». « Elle doit savoir à quelle porte frapper, elle saura à qui donner les bons ordres à la DGCCRF » (Fraudes), « ainsi qu’au ministère des Finances. » Et alors que Marc Fesneau parle principalement avec la FNSEA, « elle semble plus ouverte » à la discussion avec d’autres syndicats, a ajouté la présidente de la CR.

« Planification écologique, enjeux énergétiques, agroalimentaire, innovation, recherche »