Les journées de l'agriculture écologiquement intensive, sous la houlette de Michel Griffon, l'ont encore une fois montré : le respect de l'environnement par l'agriculture passe par plus de sciences, plus de technologies et non pas moins. Croire qu'une agriculture écologiquement vertueuse, qui satisfasse le plus grand nombre, passe par des savoir-faire traditionnels se contentant de faire du quasi bio ou du bio est un non sens, une stupidité. À ce compte, on serait incapable de répondre à la demande de la population entière. Une population aux prises, de surcroît, avec un pouvoir d'achat qui diminue ou des envies de consommer toujours d'autres choses que des aliments.
Ceci une fois dit, la révolution technologique qui semble poindre dans les métiers de l'agriculture est impressionnante. Les drones, l'exploitation des données en grand nombre dite « Big Data », les capteurs, autant d'avancées qui vont s'appliquer notamment à l'agriculture. Et cela peut aller très vite. Qui parlait de drones il y a quatre ans ? Personne. Et aujourd'hui existent des fabricants d'équipements et prestataires de services.
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Rêvons un peu. Demain, un drone surveillera l'apparition d'attaques parasites sur un champ et sera capable de traiter à très petite dose dès la survenance d'un problème pour éviter sa propagation. Ou alors, un capteur de température sur une vache laitière sera en mesure de déceler une élévation de température préfigurant une mammite.
Bien sûr, ces technologies ne seront pas à la portée de tous les budgets. En profiter passera par l'agrandissement des exploitations et/ou l'association de plusieurs. Cela, les agriculteurs savent faire. Au-delà des problèmes économiques très durs pour certains secteurs comme le porc, il y a aussi de beaux jours à venir pour l'agriculture.