C’est à périmètre constant, et avec le titre de ministre d’Etat, numéro 2 du gouvernement, que Jean-Louis Borloo succède à Alain Juppé au poste de ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad). A 56 ans, l’éphémère ministre de l’Economie du gouvernement Fillon 1 n’est pas particulièrement connu sur le terrain environnemental. Il fut néanmoins le fondateur aux côtés de Brice Lalonde de « Génération Ecologie » en 1990. Outre Dominique Bussereau, qui conserve son secrétariat d’Etat aux transports, Jean-Louis Borloo sera secondé par Nathalie Kosciusko-Morizet, nommée secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. La jeune femme (34 ans), diplômée de Polytechnique et de l’ENGREF, est une spécialiste des questions d’environnement. Cheveux blonds vénitiens ramassés en chignon, silhouette élancée, elle s’est faite connaître en faisant adopter en mars 2005 la Charte de l’environnement voulue par Jacques Chirac. Rapporteur du texte, elle avait dû batailler ferme pour y maintenir le principe de précaution, malgré l’opposition d’une partie de l’UMP. Présidente du groupe d’étude parlementaire sur la santé et l’environnement, elle affiche une position prudente sur les OGM. En avril 2005, elle avait refusé de voter le rapport de son collègue UMP Christian Ménard sur les organismes génétiquement modifiés, estimant qu’il s’agissait d’« une synthèse pro-OGM ». Rapporteur en 2006 d’une mission d’information parlementaire sur l’effet de serre présidée par Jean-Yves Le Déaut (PS), elle considère que le changement climatique « est le défi principal que nous ayons à relever au cours de ce siècle ».
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