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Economie circulaire : vers un volet agricole dans la feuille de route

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Le ministère de l’Agriculture a présenté le 29 novembre les grandes lignes du volet agricole de la feuille de route sur l’économie circulaire.

Le volet agricole de la feuille de route sur l'économie circulaire sera publié « au plus tard en février » avec une vingtaine d’actions complémentaires, a indiqué la chargée de mission Nada Boutighane au colloque de l'Afaia (syndicat des engrais organiques), le 29 novembre. Objectif : conforter le « rôle moteur » de l’agriculture dans le développement de l’économie circulaire.

Le premier axe vise à mobiliser des matières fertilisantes issues de ressources renouvelables. Leur part devra augmenter selon des objectifs à l’horizon 2025 et 2035. Il s’agit également de faciliter la valorisation de sous-produits animaux et fertilisants dans le respect de la réglementation, continuer l’instruction de nouveaux cahiers de charges réglementaires permettant de sortir certains digestats du statut de déchet.

L’ambition est aussi de soutenir la recherche pour améliorer les connaissances sur les matières fertilisantes d’origine organique, le développement d’outils, de techniques et d’équipements permettant de mieux raisonner la fertilisation ; soutenir l’innovation et les investissements dans les technologies de recyclage des nutriments majeurs (N, P, K, S) sous forme minérale à partir de matière organique issues du recyclage.

Conforter les missions « déchet » des chambres

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Un autre axe propose d’ériger les agriculteurs comme « moteurs du développement de l’économie circulaire ». Cela passe par un encadrement des principaux contaminants des matières organiques issues du recyclage (seuil, traçabilité, suivi…). Le ministère veut conforter les chambres d’agriculture dans leurs missions sur le déchet pour accompagnement des agriculteurs et acteurs territoriaux dans la valorisation des Mafor (matières fertilisantes d'origine résiduaire).

Sa feuille de route propose d’amasser les données relatives aux matières organiques issues du recyclage appliquées sur les sols et au suivi de la qualité des terres ; favoriser la mise en place dans les exploitations d’outils de traçabilité et de suivi de l’évolution de la qualité des terres ayant reçu ce type de fertilisants.

Dernier axe : mieux prévenir et mieux gérer les déchets agricoles (bidons, plastiques, ficelles...). L’idée est notamment de mettre en œuvre l’accord entre la société Adivalor et le ministère de l’Agriculture. Il s'agit de pousser à inscrire les bonnes pratiques de gestion des déchets dans toutes les démarches qualité ou de certification environnementale ; poursuivre, via la Pac, l’accompagnement des agriculteurs à l’utilisation de paillages en plastique biodégradable. Le ministère veut enfin soutenir la recherche et l’innovation sur les plastiques agricoles biodégradables pour optimiser la durée de fonctionnalité. Et il souhaite inciter les filières agricoles à réaliser des diagnostics des pertes et gaspillages alimentaires au niveau de la production primaire.

L’Etat souhaite apporter des garanties sur les déchets et matières issues du recyclage