Une « nouvelle impulsion » est donnée au plan de réduction des phytos, ont annoncé le 27 juillet les ministres Hulot (Écologie), Buzyn (Santé), Travert (Agriculture), Vidal (Recherche), mobilisant la recherche pour « accompagner le déploiement de solutions pour les agriculteurs ».
Le plan de réduction des phytos va connaître un nouveau déploiement. Sa nouvelle version, Ecophyto +, va « cibler les actions de recherche appliquée et de transfert de l’innovation ainsi que le déploiement des collectifs d’agriculteurs, dans le cadre des 71 millions d’euros de crédits annuels nationaux et régionaux mobilisés » au titre du plan, selon un communiqué de presse commun. Le Grand plan d’investissement sera sollicité, venant ainsi « soutenir le développement et la mise sur le marché de nouvelles solutions technologiques en agroéquipement ou en biocontrôle ». Pour « accroître la mobilisation de la communauté scientifique », 30 millions d’euros sont prévus dans un programme prioritaire de recherche.
Des résultats « insatisfaisants »
Lors d’une réunion le 27 juillet du comité d’orientation stratégique et de suivi (Cos) d’Ecophyto, les ministres de la Transition écologique, de la Santé, de l’Agriculture, de la Recherche ont constaté une hausse de l’usage des pesticides depuis le lancement du plan en 2009. « Les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous » : l’indicateur Nodu (nombre de doses unités), utilisé pour mesurer l’utilisation des phytos, a augmenté de plus de 12 % en valeur entre 2014 et 2016 avec une légère baisse en 2015 et une stabilité en 2016, selon le communiqué de presse.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Substitution du glyphosate
Par ailleurs, le plan d’action phytos va encourager la substitution du glyphosate dans le cadre du renouvellement, par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), des autorisations de mise sur le marché, « qui seront délivrées dans un premier temps pour une durée n’excédant pas trois ans. Une évaluation comparative sera conduite avant tout renouvellement et les usages pour lesquels des solutions alternatives non chimiques existent et sont couramment utilisées seront progressivement interdits », poursuivent les quatre ministères. Une task force a été constituée pour finaliser d’ici la fin de l’année le centre de ressources sur les alternatives au glyphosate et « sera accessible à chaque agriculteur », ajoute le communiqué de presse.